Le Bilan 2006

(archives)


 
Haut de page
   

DE L'ÉNERGIE A REVENDRE POUR CE PREMIER SALON

Durant ces 2 jours, des conférences et des tables rondes ont suscité l’intérêt des particuliers et professionnels. Les intervenants étaient questionnés sur les applications concrètes des projets de valorisation de la biomasse en énergie et ils ont pu mesuré à quel point le public souhaitait lui aussi participer à l’essor de ces énergies.

Le week-end fut riche en nouveautés de tout type et les visiteurs se sont montrés enthousiastes à l’égard des démonstrations proposées lors de ce 1er Salon des Agro-Energies.

Du bois déchiqueté pour se chauffer

Démonstration de déchiquetage pour la production de plaquettes

Il était possible d’observer une déchiqueteuse à bois en fonctionnement. Cet appareil transforme le bois en plaquettes, qui sont ensuite utilisées par des chaudières automatiques à biomasse. Le visiteur pouvait aussi rencontrer les installateurs et distributeurs de chauffages d’un nouveau genre : chaudières à céréales, à granulé paille, à bois et même à huile végétale pure.


De l’huile végétale comme carburant ou combustible

Des presses à huile ont tourné au cours de ce week-end. A partir de graines de colza ou tournesol, on obtient des tourteaux, qui peuvent être utilisés pour l’alimentation animale, et de l’huile végétale pure. Cette dernière peut être valorisée de plusieurs manières.

Elle devient :
• Carburant agricole en mélange avec du gazole, ou pure après installation d’un kit de bi-carburation adapté, le taux d’incorporation (de 20% à 100%) est à adapter aux caractéristiques du moteur,
• Combustible : chauffage (avec brûleur et gicleur spécifique) et installation adaptée
• Huile alimentaire : L’huile végétale pure est une piste possible concernant l’utilisation de carburants propres.

RC Peugeot roulant a 50% de Diester mélangé avec du gazole

Le LPA* de Montmorillon a ainsi montré son intérêt pour ces nouvelles problématiques environnementales en apportant sur le Salon un tracteur équipé d’un kit bicarburation. L’objectif de cette installation est de permettre à la machine de fonctionner à l’huile végétale pure en alternance avec le gazole. La Région fortement productrice de colza et de tournesol s’intéresse forcément de très près à la production de biodiésel et les 2 projets d’usine à l’étude étaient présents au Salon.
- La SICA Atlantique a décidé d’assurer le développement industriel d’ester éthylique d’huile végétale, pouvant être partiellement substitué au gazole, directement à partir de graines de colza (sans passer par la fabrication d’huile). C’est le seul carburant 100 % vert car, à la différence du Diester, il n’utilise pas de produits pétroliers pour sa transformation.
- Le groupe coopératif Centre Ouest Céréales projette la construction d’une huilerie à Chalandray. Le processus d’estérification pour obtenir du biodiesel est à l’étude.

D’après Dominique MARCHAND, Président du Comité de Pilotage "les agro-carburants contribuent à atténuer la facture énergétique de la France.
Nous sommes loin d’une saturation du marché. C’est une nouvelle ère de l’agriculture qui démarre."


Et de l’électricité avec les effluents d’élevage

Dans un souci d’économie d’énergie et de valorisation des déchets, le Salon des Agro-Energies a choisi également de mettre l’accent sur les unités de méthanisation à la ferme.
Une maquette permettait de visualiser et de comprendre les différentes étapes de transformation des effluents d’élevage et déchets en biogaz, puis en électricité par cogénération (production de chaleur et d’électricité).
Ce 1er Salon des Agro-Energies, riche en énergies nouvelles, a accueilli un public réceptif aux nouveaux enjeux énergétiques. Les visiteurs, avides d’informations pointues, ont montré une vraie volonté de changer et d’adopter de nouveaux comportements. C’était l’un des objectifs de ce salon.

L’énergie du XXIème siècle sera l’énergie du végétal ou ne sera pas. Désormais, pour se chauffer ou pour se déplacer, donnons nous l’énergie de vivre autrement et de savoir pourquoi il est essentiel de vivre autrement.

* A.D.E.M.E. :Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
*C.R.E.R. : Centre Régionale de l’Energie Renouvelable
*LPA : Lycée Professionnel Agricole

Le prix des entrées était fixé à 1 €, au bénéfice du Téléthon.Cette année,
le montant du chèque est de plus de 1 600 €.

retour en haut de page